Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Décès du grand philosophe laïc égyptien Mourad Wahba : le rationalisme arabe perd un monument historique

Dans un silence assourdissant, celui des grandes idées lorsqu’elles se retirent du vacarme du monde, le philosophe égyptien Mourad Wahba s’est éteint à l’âge de 100 ans, laissant derrière lui un vide qui ne se mesure pas au nombre de livres publiés, mais à la rareté des voix arabes capables, comme la sienne, d’aller à contre-courant de la pensée dominante. Sa disparition constitue une perte majeure pour le rationalisme arabe. Elle marque une césure, un rappel sévère que la philosophie, dans le monde arabe, demeure un acte de résistance, et que le prix de cette résistance se paie cher, parfois bien au-delà de la mort.
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

La Suède déclare la guerre aux Frères musulmans

C’est une première dans l’histoire récente du royaume scandinave : la ministre suédoise de l’Éducation et de l’Intégration, Simona Mohamsson, vient d’annoncer l’ouverture d’une enquête gouvernementale sur ce qu’elle décrit comme « l’infiltration islamiste de la société suédoise ». Au cœur de cette investigation : le réseau des Frères musulmans, accusé d’exercer une influence croissante sur certaines institutions et formations politiques locales.
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Le plan Trump pour Gaza : Paix, illusion ou mise sous tutelle internationale ?

Le plan que Donald Trump vient de sortir de son chapeau en vue de mettre fin à la guerre à Gaza n’est pas un simple document diplomatique : c’est à la fois un pari personnel, une fuite en avant et une mise en scène planétaire. Derrière les vingt articles que la Maison Blanche déroule comme une partition millimétrée, il y a moins une logique de paix durable qu’une dramaturgie politique où chaque acteur joue sa survie.
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Mediapart et les ‘‘financements libyens’’ : l’honneur perdu du ‘‘journalisme d’inquisition’’ !

Il est des affaires qui marquent au fer rouge non seulement la vie politique, mais aussi la conscience journalistique d’un pays. L’affaire dite des financements libyens de Nicolas Sarkozy en fait partie. Dix ans d’instruction, un procès fleuve, un ancien président de la République condamné à cinq années de prison. Et à l’origine de ce séisme judiciaire : un document publié en mai 2012 par Mediapart. Un document que la justice a établi comme faux, mais qui n’en a pas moins ouvert la voie à une enquête puis à une mise en accusation historique.
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Charlotte Gainsbourg face au bûcher des nouveaux inquisiteurs

Il fallait un coupable. Et comme toujours, les nouveaux commissaires de la vertu ont trouvé leur victime expiatoire : Charlotte Gainsbourg. On l’accuse, non pas de mal jouer, non pas de trahir le cinéma, mais de n’avoir pas déposé ses armes au vestiaire idéologique. On lui interdit de porter la robe d’avocate de Gisèle Halimi, parce qu’elle n’aurait pas signé le bréviaire des « purs » sur le conflit israélo-palestinien. Voilà la nouvelle règle : ne joue que celui qui croit, ne parle que celui qui prie dans la bonne direction !
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Reconnaître la Palestine n’est pas une victoire pour le Hamas !

On répète, comme un mantra, que reconnaître l’État palestinien reviendrait à offrir une victoire au Hamas. C’est oublier une vérité têtue : c’est justement le refus de reconnaissance qui nourrit l’islamisme, en accréditant l’idée que seule la violence ouvre des perspectives. Dire oui à la Palestine, c’est redonner consistance à la solution à deux États, donc marginaliser ceux qui la refusent. Le Hamas en premier.
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Lettre à un ami pro-israélien : Ne jetons pas la Palestine avec l’eau du Hamas !

Cher ami, Lorsque, au lendemain des attaques du 7-Octobre, j’ai appelé, dans un éditorial qui ne m’a pas valu que des amis (Écran de Veille, n°38, octobre 2023), à mettre fin à l’occupation de Gaza par le Hamas, tout en rappelant l’idéologie fascislamiste de cette organisation et les accointances nazies de ses fondateurs et inspirateurs, nous nous sommes sentis unis dans la douleur et l’effroi. Au-delà de nos origines, nos croyances ou absence de croyances et nos prises de positions politiques, nous étions soudés dans cet élan humaniste face à l’ignominie, sidérés de voir resurgir un mot que nous pensions, voulions, banni à jamais : Pogrom !
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Al-Joulani à l’Élysée : Post-islamisme, djihadisme ‘‘inclusif’’ et autres balivernes…

C’est l’histoire d’un homme qui s’est engagé dans le djihad à 21 ans, a croisé le fer avec le Grand satan occidental, durant deux décennies, pris le pouvoir par les armes, s’est fait ‘‘élire’’ président de la République, non pas par les urnes mais par la seule Bay’a (prestation d’allégeance) de ses disciples. Et le voici reçu avec les honneurs à l’Elysée et présenté comme un ‘‘modéré’’ ayant renoncé à la violence djihadiste, qui mènerait une transition démocratique dans son pays. Et ce alors même que ses disciples continuent à massacrer les minorités…
Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Marine Le Pen inéligible : est-ce une bonne nouvelle pour la démocratie et l’État de droit ?

Bien sûr, l’indépendance de la Justice. Et la séparation des pouvoirs, condition sine qua none de l’impartialité judiciaire. Le verdict rendu par le tribunal correctionnel de Paris à l’encontre de Marine Le Pen, le 31 mars dernier, dans l’Affaire des assistants parlementaires européens du Front national (ancêtre du Rassemblement national), découle de cette indispensable - et quelquefois déconcertante - indépendance des juges. En témoignent la stupeur et l’embarras que le verdict a jetés sur la classe politique… jusqu’au plus haut sommet de l’État !