Selon la CIA : la pandémie de coronavirus risque de décimer un tiers de la population mondiale !



L’apparition, en décembre dernier, de l’épidémie due à une nouvelle souche de coronavirus, appelée Covid-19, et son évolution, en l’espace d’à peine trois mois, en pandémie essaimant à l’échelle mondiale, est tout sauf un événement prévisible. Pourtant, un étude prospective élaborée par la CIA présentait, dès novembre 2008, un « scénario » détaillé dont les développements épousent de façon extrêmement déconcertante la tournure inquiétante des événements depuis l’apparition des premiers cas de Covid-19 à Wuhan, en Chine !

Bien entendu, il ne n’est pas question, ici, de nourrir une quelconque thèse complotiste. Car l’étude en question n’avait guère de caractère secret. Il s’agit de la quatrième édition d’une étude prospective de la centrale du renseignement américain dont l’objectif est de prédire les principales évolutions que pourrait connaître la situation mondiale durant les deux décennies à venir.

En 2004 déjà, la précédente édition de cette étude, intitulée « Mapping the global future » (Cartographier l’avenir mondial), destinée à dresser l’état du monde à l’horizon 2020, a réussi l’exploit de prédire l’instauration d’un « nouveau califat », dix ans avant l’apparition de Daech !

La prospection concernant la pandémie de coronavirus qui déferle actuellement sur le monde,  fait partie des « scénarios » évoqués dans l’édition de 2008 de cette étude, intitulée « Global trends 2025 : A transformed world » (Tendances mondiales 2025: un monde transformé). On y découvre, à la page 75, un encadré intitulé : « Potential Emergence of a Global Pandemic » (Emergence potentielle d’une pandémie mondiale).

Le « scénario » évoqué ne fait pas seulement référence à la famille des coronavirus, il précise même qu’il pourrait s’agir de diverses souches de la grippe comme le coronavirus du SRAS, or le Covid-19 fait partie de ces souches (l’appellation scientifique du Covid-19 est le SARS-CoV-2) !

Que prévoit ce « scénario » élaboré par la CIA, concernant l’apparition et l’évolution de cette pandémie ?

Dans un premier temps, il prédit que « l’émergence d’une nouvelle maladie respiratoire humaine, hautement transmissible et virulente, pour laquelle il n’existe pas de contre-mesures adéquates, pourrait déclencher une pandémie mondiale ». Puis, concernant la nature et les caractéristiques infectiologiques de cette pandémie, le « scénario » précise que « l’émergence d’une pandémie dépendra de la mutation génétique naturelle ou du réassortiment des souches virales actuellement en circulation ou de l’émergence d’un nouvel agent pathogène dans la population humaine. Les experts considèrent que les souches hautement pathogènes de la grippe aviaire, telles que le H5N1, sont des candidats probables pour une telle transformation, mais d’autres agents pathogènes – tels que le coronavirus du SRAS ou d’autres souches de la grippe – ont également ce potentiel ».

Concernant les circonstances qui pourraient donner naissance à un nouvel agent pathogène de nature pandémique, le « scénario » explique que « si une pandémie émerge, elle se produira probablement d’abord dans une zone caractérisée par une forte densité de population et une association étroite entre les humains et les animaux, comme de nombreuses régions de Chine et d’Asie du Sud-Est, où les populations humaines vivent à proximité immédiate du bétail. Des pratiques d’élevage non réglementées pourraient permettre à une zoonose telle que le H5N1 de circuler dans les populations de bétail, augmentant ainsi la possibilité de mutation en une souche à potentiel pandémique. Pour se propager efficacement, la maladie devrait être transmise à des zones de densité de population plus élevée ».

Quant aux raisons de la propagation d’un tel virus à l’échelle mondiale, le « scénario » prévient que « dans un tel scénario, une capacité inadéquate de surveillance de la santé au sein du pays d’origine empêcherait probablement une identification précoce de la maladie. Une réponse lente de la santé publique retarderait la prise de conscience de l’émergence d’un pathogène hautement transmissible. Des semaines pourraient s’écouler avant que des résultats de laboratoire définitifs puissent être obtenus confirmant l’existence d’une maladie à potentiel pandémique. Dans l’intervalle, des foyers de la maladie commenceraient à apparaître dans les villes d’Asie du Sud-Est. Et malgré les limites imposées aux voyages internationaux, les voyageurs présentant peu ou pas de symptômes pourraient transporter la maladie sur d’autres continents ».

Au vu de la déconcertante précision avec laquelle ce « scénario », élaboré en 2008, décrit les événements qui se déroulent sous nos yeux depuis décembre dernier, la question la plus inquiétante est de savoir que prédit-il à propos des développements à venir de la pandémie actuelle du Covid-19 ?


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Sur le plan géopolitique, le « scénario » prévient que « si une pandémie émerge avant 2025, les tensions et les conflits internes et trans frontaliers seraient de plus en plus probables, à mesure que les nations lutteront – avec des capacités dégradées – pour contrôler le mouvement des populations cherchant à éviter l’infection ou pour maintenir leur accès aux ressources ».

Quant aux conséquences de cette pandémie au niveau sanitaire, les prédictions du « scénario » font froid dans le dos : « des vagues de nouveaux cas se produiraient en quelques mois. L’absence d’un vaccin efficace et le manque d’immunité universelle rendraient les populations vulnérables à l’infection. Dans le pire des cas, des dizaines à des centaines de millions de personnes sur le territoire américain contacteraient la maladie et les décès s’élèveraient à des dizaines de millions. Pour le reste du monde, une dégradation critique des infrastructures et des pertes économiques à l’échelle mondiale en résulteraient, car environ un tiers de la population mondiale contracterait la maladie, et les morts se compteraient alors en centaines de millions ».

Seul bémol à cette terrifiante prédiction, le « scénario » précise qu’il s’agit-là du « pire des cas ». Heureusement que, comme disait Claudel, le pire n’est jamais sûr !