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Le scandaleux documentaire (sans cheveux) de Diam’s !



Après les mannequins (islamistes) sans têtes, voici le documentaire sans cheveux ! Présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, ‘‘Salam’’ de l’ex-rappeuse Diam’s (co-réalisé avec Houda Benyamina et Anne Cissé) est un film de propagande salafiste strictement encadré par les standards de l’islamisme le plus rigoriste.

Par Atmane Tazaghart

Ainsi, aucune des femmes intervenant dans le film (la mère de l’ex-rappeuse, ses amies et ses anciennes productrices…) n’a eu le droit d’apparaître les cheveux à l’air ! Un halo noir a été appliqué au montage sur les séquences où apparaissent celles parmi elles qui ne sont pas voilées. Tant et si bien que, tout au long du film, on ne peut voir que les plans serrés de leurs visages plongés dans la noirceur obscurantiste de ce ‘‘voile numérique’’ tout aussi scandaleux que burlesque !

Annoncé à grand renforts de communication, ce documentaire affichait l’ambition d’expliquer aux fans de l’ex-auteure de ‘‘Brut de femme’’, après douze ans de silence et d’absence, les raisons de sa brutale et énigmatique décision d’abandonner la scène artistique, pour épouser le mode de vie salafiste dans ses aspects les plus extrêmes.

Or, après une première partie émouvante, consacrée au mal-être de l’ex-rappeuse et à la crise existentielle qui l’a plongée dans une longue et éprouvante dépression, alors qu’elle était à l’apogée de la gloire et du succès artistique, le film a vite pris les allures d’une propagande islamiste dépourvue de toute sincérité ou crédibilité.
L’ex-rappeuse dit avoir trouvé la ‘‘paix intérieure’’ grâce à l’islam (d’où le titre du film ‘‘Salam’’, paix en Arabe). Un apaisement psychique et spirituel plausible, qui relève d’un phénomène courant et bien connu des islamologues. Notre collègue et amie, Martine Gozlan, l’a brillamment analysé dans son ouvrage ‘‘Le désir d’Islam’’ (Grasset, 2005) : là où les autres religions encouragent au doute et prêchent le libre arbitre, l’islam apporte de la certitude et offre des réponses à tout. Et de ce fait, il rassure les âmes torturées en leur apportant sérénité et paix intérieure.

De Mohamed Ali à Cat Stevens et de Mike Tyson à Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos, cet apaisement par l’islam est un fait connu et reconnu. Sauf que la version édulcorée inventée par Diam’s pour expliquer sa conversion ne tient pas la route : elle prétend avoir trouvé la grâce, en lisant le Coran, un soir sur une plage à l’Ile Maurice. Une révélation spontanée qui serait plausible si Diam’s s’était convertie à l’islam. Or, elle a épousé l’islamisme salafiste dans sa forme la plus fanatisée ! Ce qui relève d’un processus d’endoctrinement qui n’a rien de spontané.

Une simple conversion à l’islam n’aurait jamais conduit Diam’s à arrêter la musique, ni à adopter le Jilbeb (le voile ample) – la forme la plus rigoriste du voile islamique – qui est la marque distinctive des adeptes du salafisme le plus strict. Chaque année, plus de 4000 personnes se convertissent à l’islam en France. Cela les bouleverse, peut-être, sur le plan spirituel, mais elles ne sont pas tenues de transformer radicalement leurs vies sociale et/ou professionnelle, en s’accablant de restrictions exagérées, comme l’interdiction de la musique ou l’adoption du Jilbeb, qui ne sont pas des préceptes de l’islam, mais ceux de la doctrine salafiste la plus rigoriste.
Et ce n’est sûrement pas un hasard si Diam’s et les deux co-réalisatrices du film ont complètement passé sous silence le rôle qu’a joué son mari, l’ex-rappeur Faouzi Tarkhani, dans l’endoctrinement salafiste de celle qui avait jadis obtenu un disque d’or, grâce à sa chanson ‘‘La boulette’’ (ça ne s’invente pas !).
Le mari de Diam’s, qui n’apparaît à aucun moment dans le film – alors qu’il est omniprésent dans sa ‘‘nouvelle vie’’ – a publié un livre intitulé ‘’Mal vu’’ (éditions Don Quichotte, 2016), dans lequel il se qualifie lui-même de ‘‘salafiste quiétiste’’. Et, tout en se disant « opposé à la violence », il reproche à la France d’être « fille de l’Église, mais surtout la mère de l’athéisme » !

Pour des raisons incompréhensibles (sans doute, un mélange de naïveté politique et d’irrépressible appétit du scandale), le Festival de Cannes a décidé d’offrir sa prestigieuse tribune à ce film de propagande qui se situe aux antipodes de l’esprit cannois !
Ainsi, le plus grand festival de cinéma contribue à assurer une audience plus large à un film dont la fonction (l’objectif ?) principale sera de participer au ‘‘lavage de cerveaux’’ islamiste de milliers d’innocentes jeunes filles (musulmanes ou pas) qui le verront dans les banlieues de France et de Navarre. Et à qui on cherche à faire croire que diaboliser l’art et imposer aux femmes l’une des formes de voile la plus restrictive (et la plus laide), ne relèvent pas de l’endoctrinement islamiste. Non, c’est juste le résultat d’une quête spontanée qui permet de trouver la paisible grâce de l’islam, un soir au clair de lune, sur une plage paradisiaque !