Selon un sondage de l’institut CSA, publié le 27 avril 2025, 88% des Français sont favorables à une interdiction des Frères musulmans dans leur pays. Une position qui semble faire l’unanimité : le souhait de voir interdir la confrérie islamiste est soutenu par plus des trois quarts de la population, quelles que soient les catégories socio-professionnelles, l’âge, le genre ou les sensibilités politiques.
Ainsi, 90% des hommes et 86% des femmes sont pour cette interdiction. En catégories d’âge, le pourcentage des ‘‘oui’’ est de 92% chez les 50 ans et plus, contre 80% pour les moins de 35 ans. Et en termes de catégories socioprofessionnelles, le « oui » est majoritaire à 89% chez les cadres, contre 85% pour les ‘‘inactifs’’.
La question semble transcender aussi les clivages politiques : sans surprise, l’interdiction des Frères musulmans est soutenue par 95% des électeurs d’extrême droite, 92% de ceux de la droite républicaine et 91% des macronistes. À gauche, la mise hors la loi de la confrérie islamiste fait aussi l’unanimité, avec 90% d’avis favorables chez les Verts, 84% du côté du Parti socialiste et 75% à La France insoumise.

D.R
À noter que lors d’un sondage de l’Institut IFOP pour ‘‘Ecran de veille’’, réalisé en mars 2022 (durant la campagne électorale présidentielle), 69% des Français se sont exprimé pour une interdiction des Frères musulmans dans le pays.
L’écart important enregistré entre les deux sondages (19% de plus en moins de 3 ans) s’explique par de nombreuses Affaires qui ont sensibilisé l’opinion publique au danger que constituent les Frères musulmans.
Parmi ces Affaires, le procès de décembre 2024 qui a confirmé l’implication dans la campagne de haine qui a conduit à la décapitation d’enseignant de Samuel Paty (En octobre 2020), d’associations affiliées aux Frères musulmans, comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF, dissout en octobre 2020) et le ‘‘Comité Cheikh Yassine’’, dont le fondateur, Abdelhakim Sefrioui, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Les scandales liés aux financements octroyés par la Commission européenne à des organisations affiliées aux Frères musulmans, et l’utilisation de fonds publics européens pour financer des campagnes fréristes faisant la promotion du voile islamique ou dénigrant le modèle laïc français, ont aussi contribué à la prise de conscience de l’opinion française quant au travail de sape anti républicain des organisations fréristes.













