fbpx
 
 

 

France: le CFCM emporté par l’islam ‘‘politique’’ et ‘‘consulaire’’



Avec le lancement du Forum de l’Islam de France (FORIF), dont la première cession s’est tenue à Paris, le 5 février, au conseil économique, social et environnemental, c’est une calamiteuse parenthèse de près de 20 ans qui vient de se refermer. En actant, en décembre dernier, la ‘‘mort’’ du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), le ministère de l’Intérieur, en charge des cultes, a fini par se rendre à l’évidence que ce Conseil était devenu un obstacle à la lutte contre le séparatisme islamiste, tant il était laminé par l’entrisme des Frères musulmans et les querelles intestines dites de l’« islam consulaire », liées aux allégeances des différentes fédérations de l’islam de France aux pays d’origine de leurs membres.

Lors de la création du CFCM en 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait décidé d’y intégrer les Frères musulmans, avec cet argument (naïf ou malicieux ?) qu’« en encadrant des radicaux, vous les amenez à la modération ».

Deux décennies plus tard, les vives polémiques qui ont éclaté au sein du CFCM, en janvier 2021, lors de l’élaboration de la ‘‘charte des principes’’, exigée par les autorités publiques pour engager les organisations islamiques de France au respect des valeurs laïques et républicaines, démontrèrent que les tenants de l’islamisme politique n’avaient rein perdu de leur radicalité !

Ultime entourloupe, en novembre dernier, lorsque l’islamisme politique s’est allié à l’islam consulaire, lors de la tentative des Frères musulmans d’infiltrer le Conseil National des Imams, en exploitant les animosités, exacerbées par la crise diplomatique algéro-marocaine, entre la Grande mosquée de Paris (financée par l’Algérie) et le CFCM (dont le président est marocain).

Avec la dissolution du CFCM et la création du FORIF, c’est tout le logiciel de représentation du culte musulman en France qui est remis en question. Inspiré du modèle allemand du Deutsche Islam Conferenz, le FORIF ne sera pas composé d’élus désignés en fonction du poids électoral de leurs fédérations, mais de compétences, choisies pour leur savoir-faire, pour accomplir des missions précises liées à leurs domaines de compétences.