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FRANCE : Face à la montée de l’islamisme, où va la République ?



Hamid Zanaz (*)

Qui l’eût cru ? La République qui a pourtant évacué la religion hors du champ politique et inventé la laïcité, succombe petit à petit aux pressions des islamistes de toutes obédiences, qui tentent de tester sa réaction face aux pressions systématiques destinées à imposer leur dictature morale en s’attaquant à la liberté de conscience, voire à la liberté tout court.
Les ennemis de la civilisation occidentale travaillent jour et nuit pour un seul but : abattre cette modernité politique et ses lois positives et appliquer la loi islamique dans un premier temps dans les quartiers à majorité musulmane, puis ensuite dans toute l’Europe. Les Européens se transformeront-ils, ainsi, en dhimmis sur leur propre terre dans les décennies qui viennent ?

Au pays de Voltaire, des moqueries et même des injures sont proférées tous les jours contre l’Église catholique et d’autres religions sans que personne ne les condamne. Mais lorsqu’il s’agit de la religion islamique, les médias, les politiciens et même les intellectuels tombent dans un double piège des islamistes : celui des fanatiques qui terrorisent et tuent, et celui tendu par ceux qui négocient avec les autorités publiques et dont interlocuteurs officiels essayant de croire que la criminalisation de l’« islamophobie » est la condition sine qua non pour éviter la violence terroriste.

La campagne de culpabilisation des Français tente depuis des années de leur faire croire qu’ils sont de nouveaux colonialistes et qu’ils doivent expier les fautes commises par leurs aînés, en abandonnant leurs valeurs civilisationnelles de liberté et de laïcité, pour ouvrir les portes à des valeurs envahissantes et obsolètes, en les admettant comme étant égales aux leurs.

Les résultats de la machination culpabilisatrice commencent à apparaître publiquement dans les discours de certains responsables français, comme l’ancienne ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour qui « chaque Français porte le danger du racisme quelque part en lui-même ». Ces propos irresponsables apportent de l’eau aux moulins des islamistes et de tous les ennemis de la République, qui accusent tout Français de racisme jusqu’à ce qu’il prouve son innocence.

Une certaine gauche joue un rôle majeur dans cette déformation des concepts et des mots. Elle a malicieusement convaincu les habitants des banlieues que le racisme n’est réel que s’il vient de l’Occidental blanc. Occultant, ainsi, que les violences sont majoritairement commises entre minorités, comme à Dijon, Nice, Perpignan et ailleurs. Les conflits raciaux, ethniques et religieux ne sont plus des actes isolés sporadiques, mais un vrai phénomène qui s’installe partout en France.

 La France se « libanise » petit à petit. Elle a laissé s’installer des communautés aux cultures multiples, sans rien faire pour les intégrer. Aujourd’hui, ces communautés se font la guerre. Vivons-nous dans un climat annonciateur d’une guerre civile ? En 2016, le patron du renseignement français, Patrick Calvar, a confié aux députés ses craintes quant à une « confrontation » en France, voire une « guerre civile ». Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, « les guerres civiles commencent toujours à bas bruit et la société française est face à un danger certain de fragmentation ». Gérard Collomb, autre ancien ministre de l’Intérieur, n’a pas hésité à lancer en 2018, lors de sa passation de pouvoir au sein même du ministère de l’Intérieur : « Aujourd’hui, on vit côte à côte et je le dis, moi je crains que demain on ne vive face-à-face. »

En réponse à une critique sur l’utilité des 40 milliards qu’il avait consacrés aux banlieues, quand il était ministre de l’Économie, Jean-Louis Borloo a répliqué à Éric Zemmour : « J’ai retardé de dix ans la guerre civile » !

Des policiers, des chroniqueurs, des sociologues évoquent ouvertement aujourd’hui une probable guerre civile en France. Le philosophe Michel Onfray va encore plus loin, car selon lui, « cette guerre civile n’est pas à venir, elle est déjà là » !

Mettre fin aux dérives des revendications victimaires, sortir les citoyens des banlieues de l’apartheid territorial, social et ethnique est le seul moyen d’éviter le chaos. Au lieu de continuer à édulcorer le réel, la campagne présidentielle actuelle devrait être l’occasion d’ouvrir un vrai débat sur cette guerre civile qui menace d’éclater d’un jour à l’autre en France.