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Fascisme islamique : No pasarán !



atmane tazaghart (*)

En se rendant à Conflans-Sainte-Honorine, dans les heures sombres qui ont suivi l’assassinat de Samuel Paty, Emmanuel Macron était bien inspiré de scander : ils ne passeront pas, s’inspirant du no pasarán !, le célèbre slogan des partisans de la Seconde République espagnole (1936-1939), devenu, depuis, le cri de ralliement de toutes les luttes anti-fascistes à travers le monde.

Car, oui, c’est bien d’un fascisme islamique qu’il s’agit ! De l’attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015, à la décapitation de Samuel Paty, en octobre 2020, la France a pris conscience, dans la douleur et le sang, que les ennemis de la liberté ne sont pas seulement ces jeunes radicalisés occidentaux, nés à l’ouest d’Allah, qui attaquent au couteau ou au véhicule belier leur propres concitoyens. Ce sont aussi – et surtout – les idéologues de la haine (oulémas, imams, prédicateurs et activistes politico-médiatiques), rompus à l’art de la dissimulation et de la duplicité, qui distillent un discours sectariste et haineux qui incite au repli communautaire, chante les louanges de l’entre-soi et diabolise l’Autre. Pour s’empresser ensuite (lorsque l’une des victimes de leur discours incitateur se saisit d’une arme, pour en découdre avec cet Autre, dépeint à longueur de prêches comme étant impie et impure) de condamner cette violence, qu’ils ont eux-même suscitée, pour mieux faire valoir la prétendue « modération » de leur doctrine dite du « juste milieu » !

Face à ce fascisme islamique, la vraie question n’est pas tant de savoir si c’est l’islam qui radicalise ou la radicalité qui s’islamise. Le véritable enjeu consiste à ouvrir les yeux et à prendre conscience que des courants islamistes longtemps considérés comme modérés, voire comme des alternatives à l’extrémisme, servent en réalité d’antichambre à un basculement (voulu, planifié, délibérément provoqué) vers la radicalité et la violence.

Face à cet ennemi-là, la bataille n’est pas militaire mais idéologique. Car, qu’il soit djihadiste ou quiétiste, armé ou politique, l’islamisme participe de la même idéologie intégriste et totalitaire. Et pour que cette idéologie « ne passe pas », il conviendrait de l’appeler désormais par son vrai nom : le fascisme islamique !

Et quel meilleur exemple que le néo-sultan Erdogan, pour illustrer la compromission de l’islamisme prétendument modéré avec ce fascisme vert ?

Durant plus d’une décennie (2003 – 2014), il était adoubé en Occident, comme étant le leader d’un islamisme moderne et modéré. Avant qu’il tombe le masque, depuis ces sept dernières années, pour se muer en nouveau parrain d’un fascisme aux allures impériales, n’hésitant pas, lors de l’un de ses discours enflammés, à proférer à l’encontre de l’Europe – celle-là même à laquelle il voulait jadis adhérer ! – des menaces qui font froid dans le dos : « Je dis, à nouveau, aux Européens qui nous menacent, si vous continuez à vous comporter de la sorte, demain plus aucune citoyen européen ou occidental, à travers le monde, ne pourra plus faire un seul pas en paix dans la rue » !