Selon le frère de Tariq Ramadan : la fornication est la cause du Coronavirus !



Hani Ramadan, le frère aîné de Tariq Ramadan, prétend que la fornication et l’adultère seraient à l’origine du coronavirus. Le public imagine qu’il s’agit d’un dérapage verbal. En fait, les sorties du directeur du Centre islamique de Genève (CIG) relèvent d’une stratégie délibérée qui mise sur le long terme.

Par Ian Hamel, à Genève 

Né en 1959 à Genève, professeur de français de 1981 jusqu’à sa mise à l’écart en 2002, docteur ès lettres et philosophie de l’université de Genève en 1990 avec pour sujet de thèse « Une critique de l’argument ontologique dans la tradition chrétienne », Hani Ramadan possède un tout autre bagage intellectuel que son frère Tariq (né en 1962). C’est d’ailleurs lui qui a succédé à son père, Saïd Ramadan – lors de sa disparition en 1995 – à la tête du Centre islamique de Genève. Certes, il n’a ni le physique, ni charisme ni les talents oratoires de Tariq, mais par sa lecture rigoureuse du Coran, il séduit une frange de musulmans intégristes, notamment en France. Ceux qui ne se sont jamais laissés avoir par le “charme“ de son frère. Comme le souligne le Suisse Stéphane Lathion, cofondateur du Groupe de recherche sur l’islam en Suisse, qui a bien connu la famille : « Tariq et Hani Ramadan rabattent le “troupeau“ chacun de son côté ». L’aîné conforte les convaincus, l’autre défriche les terres vierges.

Lorsqu’en pleine épidémie de Coronavirus, Hani Ramadan déclare que l’une des causes de l’apparition de maladies nouvelles est « le fait que les hommes se livrent ouvertement à la turpitude, comme la fornication et l’adultère, ce qui déclenche des maladies et des épidémies nouvelles », il se moque totalement de provoquer l’indignation, la consternation, sinon l’hilarité, des Occidentaux. D’ailleurs, dans son sermon audio de huit minutes, le directeur du CIG enfonce le clou en assurant que « lorsque le nom de Dieu est évoqué l’adorateur est protégé et rien ne saurait lui nuire (…) Cela signifie que s’il est exposé par exemple à un animal nuisible ou venimeux, son venin n’aura pas d’effet »… En clair, les invocations remplacent les médicaments. Il insiste également pour rappeler que selon un hadith, le prophète lui-même aurait révélé en son temps : « La turpitude n’apparaît pas au sein d’un peuple (…) sans que se répandent les épidémies et les maux qui n’existaient pas chez leurs prédécesseurs ». Des propos susceptibles de rassurer pleinement les salafistes, pour qui le monde ne doit surtout pas bouger depuis l’époque du prophète.

Petit-fils d’Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans en Égypte en 1928, Hani Ramadan s’est surtout fait connaître en France en septembre 2002 (un an après le 11 septembre) en publiant dans Le Monde une tribune intitulée « La charia incomprise », justifiant la lapidation. Alors que l’Instruction publique (l’Éducation nationale) du canton de Genève le suspendait de son poste de professeur de français dans un collège, Hani Ramadan, loin de faire profil bas, en rajoutait. Dans une interview, en octobre 2002, il déclarait dans Le Matin dimanche : « Dans le monde musulman, délaisser la prière, boire et forniquer sont des crimes pour lesquels la loi a prévu des châtiments (…) La loi islamique est extrêmement sévère sur la question de l’apostasie, qui peut entraîner la peine de mort ». Alors qu’il est né en Suisse et qu’il possède la nationalité suisse, Hani Ramadan explique ainsi dans son livre La femme en islam, paru en 1991, qu’il serait préférable que l’homme ait plusieurs femmes, ce qui éviterait de commettre l’adultère et lui permettrait de continuer à procréer après la ménopause de son épouse la plus âgée…

Le public n’a sans doute pas compris pourquoi Hani Ramadan a pu prétendre que la fornication et l’adultère étaient à l’origine de l’épidémie, alors qu’il sait que son frère Tariq est mis en examen à cinq reprises (quatre fois en France et une en Suisse) pour viols. Certes, il est présumé innocent, mais Tariq Ramadan a été contraint de reconnaître devant les juges d’instruction de très nombreuses relations extraconjugales (qui seraient, selon lui, consenties). Les enquêteurs ont également découvert chez lui un stock impressionnant de photos et de vidéos à caractère pornographique. C’est ignorer que les cinq fils et la fille Ramadan (nés entre 1952 et 1962) ont été élevés par Wafa, la fille aînée d’Hassan al-Banna. Née le 21 avril 1933 en Egypte, domiciliée à Genève depuis 1958, elle a toujours conservé la nationalité égyptienne. Dans les années 80, cette femme de caractère n’a pas hésité à chasser du domicile familial son mari, Saïd Ramadan, quand ce dernier, longtemps porte-parole de la Confrérie en Occident, a été marginalisé en raison d’une vie privée compliquée.

C’est elle qui a inculqué à ses enfants un sentiment d’appartenance à une lignée quasiment royale, sinon divine. Ils ont appris de sa bouche que les autres musulmans n’étaient sur terre que pour les servir. Résultat, Hani Ramadan, comme Tariq et ses autres frères (Aymen, Bilal, Yasser) et sœur (Arwa), estiment que si les communs des mortels qui se livreraient à la fornication et à l’adultère méritent la lapidation, en revanche, eux, y échappent en raison de leur appartenance à la famille du fondateur des Frères musulmans. Résultat, les Ramadan sont scandalisés que la justice des hommes puisse se permettre de leur faire des reproches. Ne répondent-ils pas de leurs actes que devant dieu ? Face à la moindre critique, Tariq Ramadan changeait immédiatement de physionomie. Les yeux lui sortaient de la tête, la bouche se tordait, et il débitait un chapelet d’injures. Il n’admettait pas de ne pas avoir reçu un prix Nobel !

Malgré les mises en examen de Tariq Ramadan, le directeur du CIG n’a jamais cessé de défendre son frère et de vouer aux flammes de l’enfer tous ceux qui osaient le critiquer. Le vendredi, au Centre islamique de Genève, il appelait les fidèles à lire son livre Devoir de vérité. En clair, les petits-fils d’Hassan al-Banna auraient pleinement droit, eux, à des esclaves sexuelles !