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MICHEL SETBOUN/SIPA

 

Immigration et violences urbaines : est-ce mal voir que de voir le mal ?

5 août 2023 Expertises   122165  

Hamid Zanaz

Les réseaux sociaux ont, certes, facilité la communication et le partage d’informations entre les jeunes des cités durant la dernière explosion de violence. D’où la propagation rapide des actes de destruction et de pillage à travers toute la France. Mais, la mort de Nahel n’était qu’un prétexte pour régler son compte à cette société française, accusée d’être responsable de tous les maux dont souffre la jeunesse issue de l’immigration. Des messages haineux contre la société d’accueil circulaient déjà, depuis belle lurette, sur la toile. Et sur Facebook, Telegram, TikTok ou Twitter, des islamistes et d’autres groupes extrémistes s’appliquent, jour et nuit, à instrumentaliser ces réseaux de la discorde à des fins de propagande et de recrutement ou pour inciter des mineurs ou des jeunes adultes à casser, piller et incendier tous les symboles de la République.

La mort tragique de Nahel a été une aubaine pour les semeurs de troubles en tous genres. Une occasion en or pour diffuser leurs venins dans toutes les cités de France, à travers des centaines de vidéos et d’images incitant à la violence et de messages incendiaires destinés à réveiller et exacerber la rage anti-France chez ces jeunes déjà gavés de ressentiments communautaristes par les Frères musulmans, les salafistes, et autres ‘‘idiots utiles’’ de la gauche wokiste.

Quant aux rappeurs, ils se délectent à jeter de l’huile sur le feu. Écoutons la leçon de civisme donnée à ses fans par le chanteur N. Conrad : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs / Attrapez-les vite et pendez leurs parents / Écartelez-les pour passer le temps / Divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands / Fouettez-les fort, faites-le franchement / Que ça pue la mort, que ça pisse le sang». Et d’ajouter, dans une autre diarrhée verbale incitant à la violence : « Je baise la France, baise-la France / Jusqu’à l’agonie / Je brûle la France, j’ai brûlé la France. »

Cette haine est le résultat de plusieurs décennies de discours complaisants de la part de bien-pensance parisienne qui ne cesse d’incriminer la France, en présentant les populations d’origine arabo-islamique et africaine comme les victimes passives d’un racisme systémique inhérent à la société française, qui en fait des citoyens de seconde zone, rejetés et discriminés.

Quelle attitude pouvons-nous attendons de ces jeunes français issus de l’immigration quand on leur enseigne, dès leur plus jeune âge, que la France a exploité leurs parents, que le colonialisme français a massacré leurs grands-parents, que leur pays d’accueil les marginalise et les discrimine ? Après tant d’incitation à la détestation, faut-il s’étonner que certains de ces jeunes nourrissent l’envie de brûler cette France perçue comme coupable, injuste et discriminante ?

Autre effet pervers des réseaux sociaux : les populations étrangères ou d’origine étrangère sont connectées en permanence avec leurs pays d’origine. Elles ne semblent plus vivre en France. Elles habitent ici, mais vivent là-bas ! Pour s’en convaincre, il suffit d’observer ce qui se passe dans les cités, à l’issue d’un match de foot victorieux de l’équipe nationale algérienne, marocaine, tunisienne. Des scènes de liesse, des dégradations du mobilier urbain, du caillassage des forces de l’ordre, et le drapeau du pays concerné brandi en étendard, souvent à côté de celui de la Palestine, bien sûr !

Cependant, ce n’est pas tant sur les méfaits des réseaux sociaux qu’on devrait s’interroger, car ils ne sont que des catalyseurs qui amplifient et accentuent une haine déjà excisante. La vraie question qu’on devrait soulever est la suivante : pourquoi ces jeunes français ne se sentent-ils pas Français ? D’où leur vient cette haine presque viscérale de la France ?

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus. Or, tous les responsables politiques et faiseurs d’opinion, qui ont œuvré de concert à nier toute  ethnicisation ou islamisation des récentes émeutes, ont ajouté au malheur de la République. Dire que les habitants d’origine étrangère des quartiers sensibles n’ont aucun problème avec la République, que seule une minorité délinquante pose problème, est une contre-vérité démentie tous les jours par les faits.

Il faut être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte que dans des quartiers, voire des banlieues entières, aux abords de certaines villes comme Paris, Bordeaux, Marseille, Lille, Toulouse ou Strasbourg, une contre-société a vu le jour. Elle est régie par les réseaux de l’islamisme et de contrebande qui y font régner une seule loi : celle de la peur et du silence !