USA - Iran

Une médiation russe pour mettre fin aux attaques de missiles iraniennes contre les pays arabes

Global Watch Analysis
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Selon une source diplomatique, citant une note confidentielle américaine, la Russie aurait proposé aux États-Unis une médiation secrète visant à réduire les tensions au Moyen-Orient, notamment en obtenant l’arrêt des attaques de missiles iraniennes contre des pays arabes.

D’après cette note, le président russe Vladimir Poutine aurait soumis une proposition confidentielle à son homologue américain Donald Trump pour contribuer à la désescalade dans la région. L’initiative russe prévoyait une médiation destinée à instaurer un cessez-le-feu et à ouvrir un canal de dialogue discret avec Téhéran. Le président américain n’aurait toutefois pas donné suite à cette proposition, rejetant toute initiative visant à conclure un cessez-le-feu avec l’Iran.

Donald Trump aurait en revanche demandé à Vladimir Poutine d’utiliser son influence pour une autre forme de médiation susceptible de contribuer à la détente régionale : faire pression sur Téhéran afin qu’il mette un terme aux attaques de missiles visant les pays arabes du Golfe. Selon la même source, Moscou aurait accueilli favorablement cette demande, la Russie cherchant à tirer parti du conflit en cours au Moyen-Orient pour renforcer ses relations avec l’administration américaine, dans la perspective d’en retirer des bénéfices sur le dossier ukrainien.

La note américaine souligne également que Moscou dispose de canaux d’influence significatifs au sein des cercles décisionnels iraniens, notamment par l’intermédiaire d’Ali Larijani, considéré comme l’un des hommes les plus influents à Téhéran depuis la mort du Guide suprême Ali Khamenei.

Selon un rapport établi par la Central Intelligence Agency (CIA) à la suite de la « guerre des douze jours » à l’été 2025, et partagé avec plusieurs services européens de sécurité et de lutte contre le terrorisme, Ali Larijani entretient des relations étroites avec Moscou et dispose de contacts directs avec le président Vladimir Poutine. Le document indique également qu’il disposerait d’un appartement sécurisé dans la capitale russe, qu’il utiliserait comme bureau privé.