L’Histoire s’accélère en Iran, où l’insurrection se généralise, malgré une répression sanglante. Des sources diplomatiques et sécuritaires occidentales évoquent la fuite à l’étranger de personnalités éminentes du régime, parmi lesquelles le ministre de la Défense et le commandant adjoint de la force Al-Quds, provoquant d’importants dysfonctionnements et des dissidences en cascade au sein de l’appareil militaire et sécuritaire.
Autre signe alarmant, selon nos sources, les marchés financiers mondiaux planchent sur des dispositifs d’anticipation pour contenir les répercussions d’une rapide dégradation de la situation, notamment dans la capitale, Téhéran, qui « pourrait tomber entre les mains des insurgés dans les toutes prochaines heures », selon les analystes des marchés financiers qui scrutent de très près les événements.
Signe que la situation devient très critique pour le régime dans la capitale iranienne, plusieurs sources sécuritaires occidentales indiquent que les membres de la famille du Guide suprême, Ali Khamenei, se seraient réfugiés à Mashhad. Parmi eux, son deuxième fils, Mojtaba Khamenei – pressenti pour succéder à son père -, qui aurait transféré, depuis la fin de l’année, environ 1,2 milliard de dollars vers des comptes bancaires en Chine et en Malaisie.
Fuites de capitaux et d’or
Des sources concordantes font état de la fuite à l’étranger de responsables de premier plan, notamment au sein du Corps des Gardiens de la Révolution (Pasdarans). Ces départs sont accompagnés de sorties massives de capitaux et d’or.
Ainsi, le commandant adjoint de la Force Al-Qods, le général de brigade Iraj Masjedi, aurait quitté l’Iran avec 4,5 tonnes d’or, en compagnie d’Ali Akbar Velayati, conseiller spécial du Guide suprême et figure influente du régime. La fuite du ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh, est également évoquée. Mais elle ne semble, pour l’heure, pas formellement confirmée. Le commandant en chef de la Force Al-Qods, Esmail Qaani, n’a pas fait dissidence, mais semble s’y préparer. Selon nos sources, il aurait « récemment transféré 450 millions de dollars vers une banque au Qatar ».
Mutineries et désobéissances
Sur le plan sécuritaire, plusieurs incidents témoignent de dissidences internes croissantes. Une mutinerie aurait éclaté au sein de la marine des Gardiens de la Révolution à Bandar Abbas, site stratégique pour le contrôle du détroit d’Ormuz, par lequel transite 30 % du commerce mondial de pétrole.
Des rapports diplomatiques indiquent que « dans plusieurs régions [iraniennes], des manifestants ont pris d’assaut des bases appartenant aux Gardiens de la Révolution et à la milice Bassidj, s’emparant d’armes et de matériel de communication ».
À Ahvaz, le quartier général des Gardiens de la Révolution aurait ordonné à une brigade d’artillerie de bombarder la ville, mais « le commandant de l’unité locale aurait refusé d’exécuter cet ordre ». D’autres signes de désobéissance ont été signalés, notamment à propos d’une colonne de chars se dirigeant de Karaj vers Téhéran, dont les équipages auraient « retiré les drapeaux de la République islamique, hissé des drapeaux blancs et retourné les canons de leurs tanks dans la direction opposée à la capitale ».
Lourd bilan humain
Autre fait aggravant les perturbations de la chaîne de commandement du régime iranien : les États-Unis auraient engagé des opérations de brouillage des radars iraniens, affectant les capacités de surveillance et de communication militaire. L’appareil sécuritaire est en passe de perdre pied, mais la répression redouble de férocité. Des estimations provisoires évoquent 3 000 à 5 000 morts parmi la population, et 450 à 600 au sein des forces de sécurité. Des chiffres difficiles à vérifier ou confirmer de sources indépendantes.
L’enchaînement des événements et la multiplication des dissidences indiquent que l’ampleur de l’insurrection affecte désormais l’ensemble des leviers du pouvoir iranien. Et un basculement imminent de la situation n’est plus à exclure, notamment dans la capitale, Téhéran, qui serait sur le point de tomber aux mains des insurgés. Une chute qui marquerait le début de la fin du régime théocratique le plus sanguinaire de la planète.















