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‘‘Musulmans de France’’ : Taqiyya, mode d’emploi



atmane tazaghart (*)

C’est bien connu, le ridicule ne tue – hélas – pas. Pourtant, face à certaines aberrations, on aimerait bien qu’il le fasse. Ne serait-ce qu’une fois, pour l’exemple ! Ainsi, en riposte aux révélations de Global Watch Analysis (voir Ecran de Veille n°17, décembre 2021) et de nos confrères de Marianne, concernant les dérives de l’« islam consulaire » qui ont conduit le ‘modéré’ recteur de la Grande mosquée de Paris, Chams Eddine Hafiz, à sceller une alliance contre-nature avec les Frères musulmans, pour soustraire le contrôle du Conseil national des imams (CNI) au Conseil français du culte musulman (CFCM), sur fond d’animosité diplomatique algéro-marocaine ; ‘‘Musulmans de France’’ (MdF), la branche française des Frères musulmans, s’est fendue d’un étrange communiqué intitulé « halte à la calomnie », prétendant n’avoir aucun lien avec la Confrérie islamiste !

UIllustration, s’il en faut, de la fameuse doctrine de la Taqiyya (dissimulation) [au nom de laquelle les Frères musulmans autorisent tout musulman à mentir aux non-musulmans pour s’en prémunir et s’autorisent de mentir à toute personne non membre de la Confrérie, y compris aux autres musulmans, pour préserver les secrets de leur organisation], ce communiqué affirme, sans sourciller, que «‘‘Musulmans de France’’ est une fédération française, apolitique et indépendante qui n’a aucun lien organique ni financier ni idéologique avec une quelconque organisation étrangère ou un État étranger » et prétend rejeter avec force « l’accusation répétée et diffamatoire considérant la fédération ‘‘Musulmans de France’’ comme la branche française des Frères Musulmans » ! Quant aux financements étrangers et aux liens avec des pays tels que la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite, le communiqué les qualifie de « balivernes ».

Pourtant, depuis les édifiantes révélations de Qatar Papers, le livre-enquête de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, paru en avril 2019, nier ces financements étrangers reviendrait tout simplement à nier l’évidence. Car, depuis, ces révélations ont été confirmées par de nombreuses investigations officielles, dont deux rapports du ministère de l’Éducation nationale concernant les financements qataris octroyés au Lycée Averroès de Lille, fondé et dirigé par MdF, donc par les Frères musulmans (voir Ecran de Veille n° 12/13, mai-août 2021).

Quant à la dissimulation des liens avec les Frères musulmans, ‘‘Musulmans de France’’ n’est pas à son premier mensonge : du temps où il s’appelait UOIF (Union des organisations Islamique de France), MdF ne dissimulait pas seulement son affiliation au Tanzim al-Dawli (Organisation Internationale) des Frères musulmans, mais niait l’existence même de ce Tanzim !

Pourtant, quand l’ex-Président américain Donald Trump a brandi, en 2017, la menace d’inscrire l’Organisation internationale des Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes, l’UOIF et toutes les filières européennes de la Confrérie, fédérées au sein l’UOIE (l’Union des organisations islamiques en Europe), se sont empressées d’organiser une célèbre réunion à Istanbul, à l’issue de laquelle elles annonçaient publiquement qu’elles allaient couper tout lien avec le Tanzim al-dawli des Frères musulmans, celui-là même dont elles niaient auparavant jusqu’à l’existence !

Et c’est ainsi que l’UOIE a changé de nom, pour devenir ‘‘Musulmans d’Europe’’ ; l’UOIF lui a emboîté le pas et est devenu ‘‘Musulmans de France’’. Sauf qu’en réalité, ces changements d’apparence n’ont rien changé à la nature islamiste de ces organisations, ni à leur affiliation aux Frères musulmans.