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Bruxelles : ces idiots utiles européens qui chérissent les Frères musulmans !



Ian Hamel (*)

À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, le 12 août dernier, la Commission européenne a diffusé une vidéo sur Instagram montrant des jeunes militants du FEMYSO vêtus des T-shirts au logo de leur association. Cette structure, qui évolue dans la galaxie des Frères musulmans, a été reçue précédemment par la Maltaise Helena Dalli, Commissaire européenne à l’Égalité, afin d’évoquer les stéréotypes, les discriminations et la haine dont seraient victimes les jeunes musulmans en Europe. Dans la même vidéo, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, déclare : « Soyons inspirés par toutes les jeunes personnes qui montrent que vous pouvez accomplir ce en quoi vous croyez », avant de conclure : « C’est l’esprit de la prochaine génération de l’Europe ».

Tant pis si le FEMYSO ne porte pas particulièrement la France dans son cœur, comme le souligne Marianne. L’hebdomadaire révèle que sa présidente Hande Taner a déclaré sur Al Jazeera : « Paris est actuellement la capitale du préjugé occidental […] La plus grosse exportation de la France est juste le racisme ».

« Racisme », le mot est lâché. Les islamistes ont compris depuis longtemps qu’il suffisait de soupçonner un homme politique de racisme, sans même en apporter la moindre preuve, pour que ce dernier se voit aussitôt fermer beaucoup de portes, et vilipendé dans des médias.

L’économiste irano-suédois Tino Sanandaji, diplômé de l’université de Chicago, explique ce phénomène : jusqu’en 2019, le parti social-démocrate suédois ne cessait de répéter que l’immigration n’avait pas d’impact sur la criminalité. Depuis, les sociaux-démocrates suédois reconnaissent que « l’immigration de réfugiés est coûteuse et contribue à la criminalité ainsi qu’à la ségrégation ». Pour Tino Sanandaji, arrivé à l’âge de 9 ans en Suède et ancien résident de quartiers défavorisés, depuis fort longtemps la classe politique savait que l’immigration posait des problèmes d’intégration, « mais ils avaient peur de l’exprimer, car toute critique ouverte de l’immigration a longtemps été considérée comme raciste et aurait conduit à la ruine de leur carrière »(1).

Remerciements adressés à Tariq Ramadan !

Une analyse partagée par l’ancien député européen portugais, Paulo Casaca, qui a été l’un des premiers à Bruxelles à dénoncer cette complaisance envers l’islam politique. Dans les institutions et les agences européennes, certaines voix vont jusqu’à déplorer la « sous-représentation des courants salafistes dans l’arène politique », déplore-t-il. Ce ne sont pas forcément des Musulmans qui tiennent de tels propos dans des séminaires, mais des fonctionnaires, des spécialistes, des chercheurs chrétiens et même juifs. « Certes, il y a sans doute parmi eux des corrompus, qui partagent des intérêts avec la mouvance frériste. Mais ils ne doivent pas représenter plus de 5 %. Les autres sont simplement des idiots utiles, terrifiés à l’idée de passer pour des personnes d’extrême droite ou même des fascistes s’ils émettaient la moindre critique sur une organisation islamiste », souligne Casaca qui est, par ailleurs, un spécialiste des questions du fanatisme religieux.

L’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, créée en 2007 et établie à Vienne, fournit « des conseils indépendants, fondés sur des éléments factuels, destinés aux décideurs européens et nationaux ». Sur son site, l’Agence, financée par l’UE et dirigée par un avocat irlandais, donne « des informations de qualité qui servent à alimenter et mieux cibler les débats, les politiques et la législation sur les droits fondamentaux ». Pour dispenser ses précieux conseils, elle fait notamment appel au FEMYSO, qui lui permet de mettre en valeur « la diversité culturelle en Europe ».

Par ailleurs le FEMYSO reçoit également des subsides du Conseil de l’Europe au titre du Fonds Européen pour la Jeunesse. L’hebdomadaire Franc-Tireur rappelle que les logos du FEMYSO et du Conseil de l’Europe apparaissaient ensemble sur un rapport intitulé « Combattre l’islamophobie à travers le travail interculturel et interreligieux », paru en 2011, avec, sur sa page de garde, des remerciements adressés à Tariq Ramadan pour sa « contribution indispensable »! (2)

Accepter les ennemis de la démocratie   

De son côté, le Service de recherche du Parlement européen (EPRS), qui offre « une gamme complète de produits et de services aux députés et aux commissions, afin de renforcer leurs compétences par la connaissance », a réalisé un rapport sur « l’égalité et la lutte contre le racisme et la xénophobie » qui s’inspire du groupe de réflexion turc SETA et du Forum européen des femmes musulmanes, autre structure liée aux Frères musulmans.

Rappelons que la fondation SETA est financée presque exclusivement par le gouvernement turc. Quant à la première présidente du Forum européen des femmes musulmanes, Noura Jaballah, elle n’est autre que l’épouse à Ahmed Jaballah, dirigeant de Musulmans de France et vice-président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, fondé par Youssef Qaradhawi.

Mais attention, ne dites jamais que ces organisations ont des liens avec les Frères musulmans. Ce ne serait que de pures « allégations calomnieuses ». Et de n’est aussi qu’un Pur hasard si Intissar Kherigi, ancienne présidente du FEMYSO, est la fille de Rachid Ghannouchi, le leader des Frères musulmans tunisiens.

Une étude intitulée ‘‘Network of Networks : The Muslim Brotherhood in Europe’’(3) estime que le plus navrant, c’est que les auteurs des rapports commandés par Parlement européen sont souvent des « universitaires respectés ». Mais, par peur d’être catalogués comme des individus d’extrême droite, ou par besoin de se sentir dans le camp du bien, du côté des populations défavorisées, ils se livrent à des contorsions intellectuelles délirantes. Un exemple ? Ils vont jusqu’à prétendre que l’on ne doit plus hésiter « à soutenir des points de vue politiques qui semblent contredire les valeurs occidentales, par exemple en ce qui concerne le statut et les droits des hommes et des femmes ». En clair : tout acteur qui prend au sérieux la promotion de la démocratie, en premier lieu l’Union européenne, « doit accepter qu’une approche cohérente et crédible doit inclure la promotion de l’inclusion d’acteurs ayant des opinions alternatives ».

L’Europe doit donc accueillir à bras ouverts les ennemis de la démocratie et des valeurs occidentales. Dans ces conditions, pourquoi ne pas élargir le cercle de nos adversaires, et y intégrer les groupes néonazis, les black blocs ? Et même, allez plus loin. Pourquoi exclure les partisans de Kin Jong-un et les chefs sanguinaires de l’État islamique ?

Le problème, c’est que ‘‘The Muslim Brotherhood in Europe’’ donne la parole au député européen Charlie Weimers, président du groupe de travail pour la liberté religieuse, et membre des Démocrates de Suède, une formation politique classée à l’extrême droite. Et ça, c’est rédhibitoire pour être pris en considération par des journalistes, intellectuels ou universitaires européens.

1- Eugénie Bastié, « La classe politique suédoise a fait un virage à 180 degrés sur l’immigration », www.lefigaro.fr, 3 mai 2022.

2- Julie Hervé, « Braquage à l’islamisme », 24 novembre 2021.

3- Paul Stott et Tommaso Virgili, « Network of Networks : the Muslim Brotherhood in Europe », octobre 2021.