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Festival de Cannes : Zelensky oppose Chaplin à Poutine !



La cérémonie d’ouverture du 75ème Festival international du film de Cannes a été marquée par l’intervention surprise et en direct du Président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui appelle la nouvelle génération de cinéastes à affronter les dictateurs, comme Charlie Chaplin l’avait fait, avec sa satire d’Adolf Hitler dans ‘’Le dictateur’’ (1940).

Par Atmane Tazaghart (texte) et Nicolas Chene (vidéo)


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Intervenant par liaison satellite, en direct de Kiev, Zelensky a été accueilli par une chaleureuse ovation debout. Vêtu de sa désormais célèbre chemise vert olive, l’ex-acteur élu président de l’Ukraine en 2019, a axé son allocution sur le lien entre le cinéma et les combats pour la liberté, avec des références appuyées à des œuvres cinématographiques célèbres, allant du ‘‘Dictateur’’ de Charlie Chaplin à ‘’Apocalypse Now’’ de Francis Ford Coppola.

Paraphrasant le discours final du ‘’Dictateur’’, dans lequel Chaplin prophétisait : « La haine des hommes passera, les dictateurs mourront, et le pouvoir qu’ils ont pris au peuple reviendra aux gens », Volodymyr Zelensky a adressé un message d’espoir au public cannois : « À tous ceux qui peuvent m’entendre, je dis : ne désespérez pas. ‘La haine des hommes passera et les dictateurs mourront’. Nous devons enfin gagner cette bataille. Et nous avons besoin de la cinématographie pour nous fournir une telle fin et faire en sorte que chaque voix soit du côté de la liberté. »

Faisant le parallèle entre Poutine et le ‘’Dictateur’’ de Chaplin, Zelensky s’est livré à un rappel historique, traçant une ligne rouge sang entre la Seconde Guerre mondiale et la guerre actuelle en Ukraine : « Nous pensions que tout le monde avait compris qu’on pouvait conquérir les gens avec beauté, en les rassemblant devant des écrans, au lieu de les conquérir, avec disgrâce, en les rassemblant dans des abris anti-bombes. Nous pensions que l’horreur d’une guerre à grande échelle qui peut impliquer tout le continent n’aurait pas de suite. Mais encore une fois, comme à l’époque, il y a un dictateur. Encore une fois, comme à l’époque, il y a une guerre pour la liberté. Encore une fois, comme à l’époque, il ne faut pas que le cinéma se taise ».

Et d’ajouter : « Bien sûr, nous continuerons à nous battre. Et nous n’avons pas d’autre alternative que de nous battre pour la liberté. Et je suis sûr que le dictateur perdra. Mais nous devrions entendre des mots comme en 1940, des mots venant de tous les écrans du monde libre. Nous avons besoin d’un nouveau Chaplin, qui démontrera que le cinéma de notre temps n’est pas silencieux »…