Cinéma

Asghar Farhadi tourne un nouveau film à Paris, avec Isabelle Huppert et Catherine Deneuve

Atmane Tazaghart
Atmane Tazaghart

Le réalisateur iranien Asghar Farhadi, figure majeure du cinéma contemporain et double lauréat de l’Oscar du meilleur film international (Une séparation, 2012 ; Le Client, 2017), tourne actuellement son nouveau long-métrage à Paris. Intitulé Parallel Tales, ce film, dont le tournage a débuté le 8 septembre 2025, s’annonce déjà comme l’un des projets les plus attendus de l’année.

Pour cette nouvelle œuvre, Farhadi s’entoure d’un casting d’exception qui traverse plusieurs générations du cinéma français. Isabelle Huppert, Catherine Deneuve, Vincent Cassel, Virginie Efira, Pierre Niney et Adam Bessa figurent à l’affiche, confirmant la dimension internationale et la puissance artistique du projet.

D’après le critique de cinéma iranien Mansour Jahani, Huppert et Deneuve ont déjà tourné leurs premières scènes. Les spectateurs pourront ainsi découvrir ces icônes dans l’univers sensible et exigeant du cinéaste iranien, réputé pour sa direction d’acteurs millimétrée.

Paris, décor et symbole

Ce n’est pas la première fois qu’Asghar Farhadi choisit la capitale française comme décor. En 2013, il y avait tourné Le Passé, avec Bérénice Bejo et Tahar Rahim, une œuvre marquée par la confrontation entre mémoire, non-dits et fractures familiales. Avec Parallel Tales, Paris redevient un espace de récit, à la fois cosmopolite et intime, reflet de la tension universelle entre identité et destin, thèmes chers au réalisateur.

Le film est produit par la société française Memento Production et l’américaine Anonymous Content, en coproduction avec Farhadi lui-même. Plusieurs partenaires italiens et belges participent également à l’aventure, soulignant une fois encore la prestigieuse place qu’occupe Farhadi, non seulement comme cinéaste de génie, mais aussi comme passeur entre les cultures et les continents.

D.R

D.R

Le maître du récit labyrinthique

Depuis ses débuts en Iran, Farhadi a imposé un style unique : une écriture où l’intime devient politique, où les dilemmes moraux révèlent les fractures d’une société. Ses films, construits comme des labyrinthes narratifs, confrontent les personnages à des choix impossibles, explorant la vérité et ses zones d’ombre.

Dans un monde en proie aux divisions, Farhadi continue d’interroger nos contradictions et nos blessures à travers la fiction. Son nouveau film, par son titre même, suggère la coexistence de récits parallèles, de vérités plurielles – une thématique qui résonne profondément avec sa vision du cinéma et de la société.

Très attendu par la critique comme par le public, Parallel Tales devrait marquer une nouvelle étape dans l’œuvre de Farhadi, toujours soucieux d’explorer les dilemmes humains et les fractures sociales à travers des récits d’une intensité universelle.