Le Pakistan : Chef de file d’un front islamiste mondial contre le « blasphème »

Le Pakistan : Chef de file d’un front islamiste mondial contre le « blasphème »

Le 2 septembre, le procès de l’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’hyper cacher de la porte de Bagnolet s’est ouvert au tribunal de Paris. Le même jour, le magazine Charlie Hebdo a réimprimé les caricatures du prophète Mahomet qui avaient fait des collaborateurs du magazine las cibles de terroristes islamistes. Interrogé lors de sa visite au Liban, le président français Emmanuel Macron a indiqué qu’il n’interviendrait pas contre la réimpression de ces caricatures, car la presse en France jouit de la liberté d’expression et même de la liberté de blasphémer. Si la déclaration de M. Macron a été bien accueillie en France et dans la majorité des pays du monde, elle a déclenché une vive opposition dans certains pays du monde musulman.

 

Daesh et Frères musulmans, même combat !

Daesh et Frères musulmans, même combat !

Disons-le d’emblée, la seule différence qui existe entre la confrérie des Frères Musulmans et Daesh, c’est la méthode. La fin reste la même : appliquer la charia islamiya, la loi islamique, et réinstaurer le califat, en désignant un calife à la façon islamique, sans vote. Une fois cela fait, ils oeuvrent  à islamiser l’existence et à dominer le monde. Ainsi, deux entités intégristes se rendent service souvent consciemment, parfois inconsciemment.

 

Non, M. Erdogan, la Tunisie n’est pas un Beylik !

Non, M. Erdogan, la Tunisie n’est pas un Beylik !

Beylik : c’est le mot qu’on ne veut plus entendre à Tunis. Beylik, domaine du bey, vassal du sultan. Beylik, province ou «  régence » ottomane. Un mot qui remonte du puits des siècles, un retour du refoulé historique. Il a été griffonné rageusement dans les médias du pays après la visite impromptue à Tunis de Recep Tayip Erdogan, venu demander au président Kais Saied de soutenir une intervention turque en Libye pour appuyer le mal nommé « Gouvernement d’accord national » de Faiez Sarraj contre le général Khalifa Haftar. En ouvrant l’aéroport de Matmata aux avions militaires turcs. Mais oui bien sûr, cela tombait sous le sens : la minuscule et stratégique Tunisie ne pouvait qu’acquiescer aux désirs d’Ankara. Dans l’esprit du néo-Grand Turc, elle se devait de redevenir la vassale des jours anciens.

 

Frères musulmans: les archives oubliées de Gamal al-Banna

Frères musulmans: les archives oubliées de Gamal al-Banna

Il y a une quinzaine d’années, j’avais eu le privilège d’entrer dans l’antre de Gamal al-banna, le plus jeune frère d’Hassan al-Banna, le fondateur des Frères musulmans. Dans un petit appartement situé dans un quartier populaire du Caire, il avait accumulé plus de 30.000 ouvrages, aujourd’hui souvent introuvables, des centaines de documents inédits, comme des notes manuscrites sur les liens secrets entre la Confrérie et le Mouvement des officiers libres, l’organisation militaire fondée par Gamal Abdel Nasser. Du vivant de Gamal al-Banna, ces trésors n’intéressaient pas grand monde. Que sont-ils devenus depuis sa disparition en janvier 2013 ?

 

Quels repreneurs pour les mosquées dont l’Arabie saoudite cherche à se séparer en Occident ?

Quels repreneurs pour les mosquées dont l’Arabie saoudite cherche à se séparer en Occident ?

Sous l’impulsion du nouveau patron de Ligue islamique mondiale, Mohammed Bin Abdulkarim Al-Issa, un proche du prince héritier, Mohammed Bin Salman, l’Arabie saoudite a annoncé, en janvier, qu’elle allait se séparer des mosquées qu’elle contrôle en Occident et qui ont longtemps servi à la propagation de l’idéologie wahhabite. Mais cinq mois plus tard, Riyad n’a pas trouvé de repreneurs. Et ce désengagement saoudien fait craindre une prise de contrôle de ces mosquées par des acteurs plus radicaux encore. Les mosquées en questions sont convoitées par certains États peu recommandables, comme la Turquie d’Erdogan, et par des groupes non étatiques, comme les Frères musulmans ou les mouvements salafistes.

 

François Burgat : L’Islamologue et le Qatar nourricier

François Burgat : L’Islamologue et le Qatar nourricier

Dans son livre Tariq Ramadan, histoire d’une imposture, paru aux éditions Flammarion, notre confrère Ian Hamel consacre à l’islamologue François Burgat un chapitre très édifiant sur les accointances de l’auteur de Comprendre l’islam politique avec les Frères musulmans et leur sponsors qataris.

Bonnes feuilles :