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Sœurs musulmanes : un cheval de Troie au cœur des instances européennes



88 ans après sa création en 1933, la branche féminine des Frères musulmans reste très marginalisée. Les Sœurs musulmanes sont le plus souvent cantonnées au rôle d’auxiliaires à l’ombre des Frères. Paradoxalement, on observe un phénomène inverse en Europe : les Sœurs sont délibérément mises en avant, comme des symboles d’ouverture et de modernité. Elles servent ainsi de cheval de Troie islamiste pour mieux infiltrer la société civile et siphonner les subventions des instances européennes !

Au cœur de la machine frériste, en charge de mettre en œuvre la stratégie d’entrisme de la Confrérie, se trouvent quatre associations principales : Le Forum of European Muslim Young & Student Organisations (FEMYSO), l’European Forum of Muslim Women (EFOMW), le Collectif Contre l’Islamophobie France (CCIF, devenu Collectif Contre l’Islamophobie en Europe, après sa dissolution octobre 2020) et son avatar Belge (CCIB).

Point commun entre ces organisations ? Elles sont toutes issues de la Federation of Islamic Organisations in Europe (FIOE), l’instance suprême des Frères musulmans à l’échelle pan-européenne.

En conformité avec la doctrine frériste de la dissimulation (Taqiyya), ces organisations nient, contre toute évidence, leur affiliation aux Frères musulmans. Agissant dans un schéma à soviétique [les ‘‘organisations de masses’’ du Parti communiste], elles sont des déclinaisons du FIOE regroupant les associations fréristes de divers pays européens, en fonction de leurs catégories sociales (associations de jeunes et étudiants de 32 pays européens au FEMYSO, collectifs de femmes de 20 pays européens à l’EFOMW) ou de leurs champs d’actions (lutte contre l’islamophobie pour le CCIB et le CCIE-CCIF).

Autre dénominateur commun des ces tentacules associatifs fréristes : la surreprésentation des femmes dans leurs instances de direction. Un choix délibéré destiné  à donner à la branche européenne des Frères musulmans une façade de modernité et d’ouverture, mais qui est aux antipodes des pratiques misogynes qui prédominent au sein de la Confrérie, depuis sa création en 1928.

Les Sœurs musulmanes sont cantonnées aux rôles d’auxiliaires et de suppléantes des Frères. Elles sont en charge de missions caritatives ou de soutien aux familles des prisonniers et des martyrs de la Confrérie, mais non n’ont jamais pu accéder à des postes de direction dans les instances des Frères musulmans implantées dans plus de 70 pays à travers le monde.

Cette exception européenne, qui consiste à mettre en avant un nombre impressionnant de femmes activistes, a pour objectif de faciliter « l’infiltration des institutions européennes et belges qui régulent le tissu social », comme le souligne la chercheuse Fadila Maaroufi, auteure d’un mémoire de recherche sur l’endoctrinement islamiste des femmes et co-fondatrice (avec l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler) de l’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles. Un lobbyisme islamiste au visage féminine qui a permis aux associations Frèristes de développer une impressionnante pompe à fric, qui a siphonné plus 64 millions d’euros de subventions européennes depuis 2012

Dans une interview accordée à Charlie Hebdo, Maaroufi s’alarme du dessein frériste qui se cache derrière cette façade féminine. Pour elle, les Frères musulmans « oeuvrent à modifier la société occidentale, en utilisant contre elle ses valeurs démocratiques ».

Exemple le plus récent de cet entrisme islamiste, la controversée campagne présentant le hijab (voile islamique) comme un ‘‘symbole de liberté’’, chapeautée par la Division anti-discriminations du Conseil de l’Europe. Cofinancée par le programme de ‘‘sensibilisation au respect de la diversité et de l’inclusion’’ de la Commission Européenne, cette campagne a été élaborée en associant deux ONG Frères musulmanes, représentées respectivement par Hiba Latrèche et Hajar al-Jahidi, deux Sœurs musulmanes très actives : la première est vice-présidente du FEMYSO,  la seconde membre de la direction du EFOMW.

EFOMW étant une organisation féminine, on retrouve à sa tête une myriade d’activistes islamistes, prétendument féministes, dont l’action se limite le plus souvent à la défense du voile et la critique de la laïcité : Noura Jabbalah, fondatrice et présidente de l’EFOMW en 2007, est épouse d’Ahmed Jaballah, l’ex-président de l’UOIF, la branche française des Frères musulmans ; Hajar al-Jahidi, associée à l’élaboration de la campagne pro-hijab, a été reçue au Conseil de l’Europe, en septembre 2021, pour une conférence dans laquelle elle qualifiait la France de ‘‘pays où l’islamophobie est institutionnalisée’’ ; d’autres activistes, comme Zaïnab Marrakechi, Ouafa Lakhal, Sandra Iman Pertek, mènent un lobbying anti-laïcité acharné, dont la plus récente illustration est un pétition appelant à mettre fin à l’obligation de neutralité religieuse des agents publics.

Au CICB, Layla Azouzi, a été associée à une récente ‘‘cession de formation’’ organisée par la Fédération Européenne des journalistes. Elle s’est illustrée par une charge virulente contre la propagation de ‘‘dessins blasphématoires’’ par la presse européenne. Et au CCIE (ex-CCIF), Lila Charef et Chafika Attalai ont pris part à la pétition contre la neutralité des agents publics.

À la direction du FEMYSO, les activistes Sœurs musulmanes sont surreprésentées : la vice-présidente, Hiba Latrèche, a été ovationnée en octobre dernier au Parlement européen, pour son discours enflamé sur l’islamophobie ; Nawal Mustapha, Nadia Khedachi et Hassiba Kechiche figuraient parmi les signataires de la pétition contre la neutralité des agents publics.

Malgré les nombreux scandales et polémiques soulevés par le lobbying des Frères musulmans, cet entrisme islamiste demeure opérationnel et semble porter ses fruits. En 2019, l’EFOMW a été admis comme membre consultatif du Conseil Économique et Social des Nations Unies. Deux ans plus tard, Hinde Taner (ex-membre de direction de l’EFOMW), désormais la tête du FEMYSO, a été nommée coordinatrice de la section anti-racisme au conseil consultatif des jeunes du Conseil de l’Europe.

Et comble de l’islamo-gauchisme, à l’initiative de la ministre écologiste belge de l’égalité des chances, Sarah Schlitz, l’activiste pro-voile, Ihsane Haouach, fondatrice de ‘‘Bruxelloise et voilée’’ (rebaptisée collectif ‘‘Les Cannelles’’) a été  nommée au poste de commissaire à l’Institut pour l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.