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Tunisie : Le jasmin fané de la révolution !

Tunisie : Le jasmin fané de la révolution !

Tout le monde croyait connaître la Tunisie quand la révolution a surgi, en janvier 2011, balayant les analyses rassurantes des experts sur « l’exception tunisienne ». En 2021, les mêmes experts, ou leurs émules, se réveillent en sursaut après nous avoir servi depuis des années le même brouet idéologique, assaisonné au goût du jour. La nouvelle « exception tunisienne » permettrait ainsi au pays du jasmin d’échapper au sort funeste des autres révolutions arabes, grâce à la fameuse « transition démocratique », garante de la sagesse politique de Carthage. Or, si elle a bel et bien existé, à un moment où l’intelligence tenait les rênes du char révolutionnaire, notamment avec le grand juriste Yadh Ben Achour, qui présida la Haute instance pour la réforme politique, la « transition » s’est sérieusement ralentie au fil du temps.

 

Erdogan en nouveau parrain du fascisme islamique

Erdogan en nouveau parrain du fascisme islamique

Toujours plus fort, toujours plus fou. Recep Tayyip Erdogan s’est intronisé « deuxième conquérant » de Sainte-Sophie après Mehmet II en 1453. Il l’a proclamé dans son « message à la nation » diffusé à la télévision ce jour funèbre du 10 juillet 2020 où fut annulé le décret d’Ataturk de 1934 transformant l’édifice en musée. Mustapha Kemal avait rendu à l’humanité la basilique, joyau de la chrétienté pendant 916 ans, puis mosquée phare de l’empire ottoman pendant cinq siècles. Il voulait en finir avec la fracture Islam-Occident et apaiser les conflits. Erdogan, lui, les rallume.

 

France: Les collabos de l’islamisme, ça ose tout !

France: Les collabos de l’islamisme, ça ose tout !

Pour paraphraser le Michel Audiard des Tontons flingueurs, on peut dire que les collabos, ça ose tout. Alors que les égorgeurs djihadistes ensanglantent encore la France, un vol noir de corbeaux péremptoires s’abat sur les plateaux et squatte les colonnes des journaux. Les tribunes au miel vénéneux chargées de réécrire la réalité se succèdent comme si rien ne s’était passé. En tous cas pas ce qui nous avait bouleversés jusqu’au fond de l’âme : cette réplique des séismes antérieurs, cinq ans après le massacre des journalistes de Charlie Hebdo, les attentats du Bataclan et de l’Hypercacher.

 

Non, M. Erdogan, la Tunisie n’est pas un Beylik !

Non, M. Erdogan, la Tunisie n’est pas un Beylik !

Beylik : c’est le mot qu’on ne veut plus entendre à Tunis. Beylik, domaine du bey, vassal du sultan. Beylik, province ou «  régence » ottomane. Un mot qui remonte du puits des siècles, un retour du refoulé historique. Il a été griffonné rageusement dans les médias du pays après la visite impromptue à Tunis de Recep Tayip Erdogan, venu demander au président Kais Saied de soutenir une intervention turque en Libye pour appuyer le mal nommé « Gouvernement d’accord national » de Faiez Sarraj contre le général Khalifa Haftar. En ouvrant l’aéroport de Matmata aux avions militaires turcs. Mais oui bien sûr, cela tombait sous le sens : la minuscule et stratégique Tunisie ne pouvait qu’acquiescer aux désirs d’Ankara. Dans l’esprit du néo-Grand Turc, elle se devait de redevenir la vassale des jours anciens.

 

Nuit à Paris, lumières sur l’Orient

Nuit à Paris, lumières sur l’Orient

Les Français devraient être fiers. Ce sont leurs valeurs – laïcité, citoyenneté, égalité- que l’on brandit aujourd’hui dans des pays meurtris et déchirés, là où on ne l’attendait pas. Au Liban, des foules immenses, jeunes, chamarrées, unies au delà de leurs différences, exigent qu’on en finisse avec le vieux système confessionnel. Nés après la guerre civile, hostiles à l’instrumentalisation de leur minuscule pays par des puissances rivales et prédatrices, l’Arabie Saoudite et l’Iran, les manifestants réinventent au Levant le beau mot de patrie. Le Hezbollah, contesté pour la première fois dans ses fiefs, envoie en vain ses miliciens écraser le mouvement.

 

Le Covid-19, agent secret d’Allah ou de Jehovah

Le Covid-19, agent secret d’Allah ou de Jehovah

L’écrivain Emile Habibi, Palestinien de Haïfa resté en Israël après 1948, avait inventé un joli mot pour qualifier l’état d’esprit des individus qui vivent l’ambiguité au quotidien : peptimiste. Un cocktail d’espérance et de lassitude, quelque part entre l’optimisme et le pessimisme. C’est exactement le terme qui convient aujourd’hui face aux conséquences de l’épidémie sur les religions.